un bruit de grelot…

Citation #18

11.04.2012 (12:26 pm) – Filed under: Archives

“La misogynie m’a fait penser que les hommes, trans ou cis, qui pleurent et qui parlent de leurs sentiments sont sensibles et formidables, alors que les femmes, trans ou cis, qui pleurent et qui parlent de leurs sentiments sont juste banales, voire irrationelles.”

(Kernan Willis, dans 123-punch, how misogyny hurts queer communities)

Citation #17

03.02.2012 (11:12 am) – Filed under: Archives

“Pour Bella, la justice n’est pas la justice biblique. Jamais elle n’appliquera le principe “oeil pour oeil, dent pour dent”. Cette parité laxiste et molle lui donnerait presque envie de vomir. Elle exige un oeil pour un dent, et une vie pour un oeil.”

(Helen Zahavi, dans Dirty Week-end)

De la réalité à la fiction (et vice-versa)

12.11.2011 (3:36 pm) – Filed under: Archives

DE LA RÉALITÉ À LA FICTION (ET VICE-VERSA)
ou
L’HOMOSEXUALITÉ VUE ET REPENSÉE VIA LE PRISME DE LA TRANSIDENTITÉ (UNE TENTATIVE)
ou
APPROCHE EMPIRIQUE DU METAPARADIGME LESBIEN DANS UNE PERSPEPECTIVE COSMOGONIQUE DE LA PERFORMATIVITÉ UNIVOQUE DU GENRE SOCIAL COMME VECTEUR D’UNE REFONTE COGNITIVE DE LA PROBLÉMATIQUE TRIBADIQUE (VIA UN DISCOURS SITUÉ)

Bon, comme d’habitude quand je me lance dans de la théorie, je n’ai pas la moindre idée de par où commencer, ni de là où je vais atterrir, ni si vous aurez eu le temps de comprendre quoi que ce soit entre temps, ni si ça a le moindre intérêt… Puis faut bien avouer qu’en ce moment les grandes théories commencent un peu à me fatiguer et plus le temps passe, plus je me remets à fonctionner au feeling… Bref, y’a des trucs qui me gavent et y’a des trucs qui me parlent, je sais pourquoi, et peu importe la Grande Théorie Intelligente © à laquelle ça se rattache.

Là, pourtant, je suis obligée de faire une entorse à cette nouvelle attitude parce que je me retrouve devant une problématique sur laquelle je n’ai strictement rien lu, rien trouvé, rien entendu, en dehors de quelques rares bouts de discussion avec une amie. Ce n’est par ailleurs pas très étonnant puisque c’est pas comme si on avait beaucoup le temps de théoriser sur nos vies dans ce monde qui les rend si compliquées et dans le magma intellectuel fait par les cis pour les cis.

Enfin, ce qui me rassure c’est que compte tenu de ma vie affective et sexuelle actuelle, elle même résultante de mon approche politique du relationnisme et de la valeur sexualité d’une part et de mon statut de lesbienne trans pas baisable d’autre part, parler de ce sujet relève au moins autant de la fiction que de la théorie.

Bref, je voulais parler d’homosexualité en prenant comme point de départ mon statut de personne trans.

En tant que personne trans, j’ai besoin de repenser la notion d’homosexualité pour qu’elle corresponde à mon vécu et à la façon dont je m’envisage dans le monde et dont le monde se pose à moi.

Ce qu’on appelle “homosexualité” induit l’idée qu’on kiffe une personne “pareille” que nous. Je simplifie un peu, certes, mais l’idée est là. Sauf que cette notion de “pareil”, si l’on prend les choses comme elles sont généralement admises, est strictement limitée au genre. Or, j’ai envie d’y ajouter un paramètre de “parcours”. En tant que lesbienne, je suis censée être “attirée” par d’autres lesbiennes. En tant que lesbienne trans, il s’avère que je suis souvent “attirée” par d’autres lesbiennes/meufs trans. Mais en tant que personne trans, il s’avère que je suis aussi parfois “attirée” par d’autres personnes trans, y compris des mecs trans. Et je suis intimement convaincue qu’il ne s’agit pas là d’hétérosexualité. Pour faire bref, là où je me sens “au maximum homosexuelle”, c’est dans mes “attirances” vis à vis de lesbiennes/meufs trans. Mais en dehors de ça, je me sens autant “homosexuelle” en étant “attirée” par des lesbiennes cis que par des mecs trans. Attention, si je dis ça, c’est parce que je suis une meuf trans, donc : avis aux “lesbiennes” cis transboyloveuses, cette réflexion n’est pas pour vous et ne vous concerne pas !

Et pour être claire et re-claire, je ne dis surtout pas que ce sont les mêmes choses qui sont en jeu avec les lesbiennes cis qu’avec les mecs trans. Je dis justement que ce sont des choses complètement différentes, qui sont pourtant comparables (et non identiques !) à un certain niveau.

En quelque sorte, dans ma vision de “l’homosexualité”, il y a l’idée d’une “attirance” pour des personnes ayant une attitude, un vécu, une histoire, un rapport au monde similaires aux mienNEs. Quand je dis “similaire”, ça ne veut pas dire “exactement pareil”, mais ça dépasse largement la question du genre. Et pour l’instant, je n’ai pas d’éléments tangibles me permettant de dire que je trouve plus de similitudes avec des lesbiennes cis qu’avec des mecs trans. Certes, avec les lesbiennes cis je vais partager un certain nombre de choses liées au genre, au statut de lesbienne, à la façon d’envisager les relations, etc., mais avec des mecs trans je vais partager aussi plein de choses liées au statut de personne trans, à l’expérience de la transition, au rapport au corps, etc. Et ce serait une erreur d’analyse de reléguer cette connivence avec certains mecs trans à de l’hétérosexualité, puisqu’elle provient justement de la “partie similaire” de nos vécus.

Bon, je ne cherche pas du tout à généraliser ni à figer une certaine image de La Lesbienne © ou de La Personne Trans ©. Il y a des tas de lesbiennes et de personnes trans avec qui je n’ai strictement rien à partager et avec qui je n’ai pas le moindre bout de vécu en commun. Donc l’idée n’est pas du tout de dire qu’entre lesbiennes on est toutes liées par une Pulsation Rythmique Mystique ni qu’entre personnes trans on se comprend tout de suite parce qu’on a touTEs les mêmes parcours. Non, je ne me sens pas spécialement de liens avec une “femme cis qui aime les femmes”, avec une meuf trans réactionnaire ou réformiste, avec un mec trans hétérobeauf viriliste…

Ce que je cherche simplement à dire, c’est que toutes choses égales par ailleurs, je ne vois pas d’éléments probants me permettant de limiter mon homosexualité à de la connivence avec d’autres lesbiennes, et de ne pas prendre en compte la connivence que j’ai avec des mecs trans. Et ça, en raison de mon statut/vécu/identité (aucun de ces mots de me convient réellement) de lesbienne trans. Certes, la connivence maximale se fait avec d’autres lesbiennes trans, mais vu notre nombre assez réduit, la réflexion se retrouve vite confrontée à d’autres enjeux qui n’ont rien à voir (camaraderie, sororité, communauté, trois choses qui selon moi passent largement avant la “connivence/attirance”).

En bref, la vision cis-centrée de “l’homosexualité” (= une femme avec une femme), même passée par la moulinette wittigienne (= une lesbienne avec une lesbienne), et même passée par la bien-pensance contemporaine (= une lesbienne cis ou trans avec une lesbienne cis ou trans), ne suffit pas à traduire mon vécu et mon approche des choses. Limiter “l’homosexualité” à une simple question de genre, ça ne me suffit pas, puisque mon attitude face au monde est autant liée à la partie “lesbienne” de moi-même qu’à la partie “trans” de moi-même.

Pfff, ça y est, j’ai épuisé mon stock intello-proutprout, et je me perd. Si je continue, soit je vais dire n’importe quoi, soit je vais redire dix fois ce que j’ai déjà dit, donc autant s’arrêter.

Peut-être que tout ce blabla est complètement ridicule et ne sert à rien, mais je préfèrerais éviter cette hypothèse car ça serait donner raison aux queers bisounours idéalistes qui ramènent tout à la notion d’individuE… Peut-être aussi que je cherche juste à m’intégrer et à affirmer mon identité de vraie lesbienne, puisqu’aujourd’hui, dans une certaine frange d’un certain milieu lesbien, pour être une vraie lesbienne il faut se taper des mecs trans.

Enfin, je précise quand même que cette réflexion n’a absolument pas pour objectif d’être transposable à d’autres “catégories sociales”. Je pense que déjà là c’est hyper complexe à saisir, et je suis loin d’avoir cerné toute la problématique, donc pour la généralisation métaphysique du concept, il faudra repasser. Puis je ne suis pas sûre que ce soit une très bonne idée de vouloir à tout prix transposer systématiquement à toutes les “catégories opprimées” des concepts qui s’appliquent en premier lieu à une seule.

S.H. (novembre 2011)

P.S. Vous remarquerez le nombre de guillemets dans ce texte, c’est dire si les termes existants s’appliquent mal à ce que j’essaye de formuler…

Citation #16

11.11.2011 (1:06 pm) – Filed under: Archives

“Pourquoi ce nouveau prénom ? Moi j’aimais bien celui d’avant…”

(une “copine” cis féministe, que je n’avais pas revu depuis l’officialisation de ma transition, et qui s’est sans doute imaginée que j’étais intéressée par son opinion concernant mon prénom)

Réponse à l’émission de radio “Existrans’ : analyses et critiques” faite par On n’est pas des cadeaux sur Radio Canut à Lyon.

30.10.2011 (2:56 pm) – Filed under: Archives

Réponse à l’émission de radio “Existrans’ : analyses et critiques” faite par On n’est pas des cadeaux sur Radio Canut à Lyon.

Alors là, j’hallucine. Littéralement, je suis sur le cul. Je ne pensais pas qu’illes oseraient. Je viens d’écouter une émission de radio faite par On n’est pas des cadeaux à propos de l’Existrans. Ouais, je sais, je les oute, mais y’en a marre de ne jamais parler des trucs qui ne vont pas sous prétexte que ça va mettre en difficulté des genTEs pleinEs de bonnes intentions et qui “font partie du milieu”. Je m’en fiche des intentions, ce sont les actes qui importent. Et “le milieu”, je fais suffisamment confiance à son hypocrisie et à son inertie pour qu’il ne se passe absolument rien de moins ni de plus, avec ou sans cette émission, avec ou sans cet article…

Franchement, chapeau ! Respect ! Je ne vous aurais pas cru capable d’aller aussi loin. Au cours de l’émission, y’a une personne trans qui parle un peu, et je ne dirais rien ici sur ce qu’elle dit (aucune envie de débattre de l’Existrans), mais entendre une meuf cis (si je me trompe là dessus, dites le moi, et je m’excuserai platement) dire que franchement l’Existrans c’est pas assez radical, qu’on ne parle pas assez des privilèges cissexuels, et l’entendre dire qu’il n’y a pas assez de solidarité entre “nous” en parlant de solidarité trans, franchement, je ne m’attendais pas à un tel niveau de foutage de gueule. D’où cette meuf cis s’imagine qu’elle a à faire la moindre critique sur une manif trans ? D’où elle s’imagine que son avis nous intéresse ? D’où elle croit qu’elle a la moindre chose pertinente à apporter à la question ? D’où elle se permet d’utiliser un “nous” qui ne la concerne pas ? Féminisme matérialiste, ça vous dit quelque chose ? C’est quoi cette émission ? Et après, ça se permet de cracher sur l’intégrationnisme, et ça se pare de radicalité ? Ça se targue d’être une émission faite par des personnes qui proposent un autre modèle de société ? C’est quoi ce modèle ? Oppression et collaboration ? J’en ai rien à faire, meuf cis, de ce qu’il serait bien que les trans fassent selon toi ! Je m’en tape complètement que TU trouves qu’il y a des normes dans la “communauté trans”. Franchement, dites moi que c’était une blague… Je n’y crois toujours pas. Sans complexe quoi… Apprenez à fermer votre gueule, bordel !

Puis c’est quoi ce délire sur les meufs “porte-parole” de la marche ? Ça ne vous interpelle pas deux minutes que les personnes les plus visibles de la marche soient soit des meufs installées depuis des années et avec une place sociale importante, soit des jeunes mecs beaux gosses trop sexy (remember 2010) ? Ça ne vous tape pas à l’oeil qu’il n’y a pas une seule jeune meuf trans visible et reconnue dans tout ce fourbille ? Ça vous parle si je dis les mots “misogynie”, “pouvoir social”, “valorisation sexuelle”, “objetisation sexuelle” ??? Pourquoi les meufs trans ont juste le droit d’exister quand elles ont suffisamment de pouvoir social pour s’imposer ? Et pourquoi les mecs trans ont juste le droit d’exister quand ils servent de sextoys pour lesbiennes (au moins virtuellement) ?

Tout ça, sans compter que dans la première partie “news” de l’émission, ça parle aussi de la brochure “Tombez la culotte”, sans à aucun moment citer les quelques critiques formulées par des personnes qui sont soi-disant censées faire partie du public visé par cette brochure (allez zoner sur le blog de Lev et de La petite murène si vous ne voyez pas de quoi je parle).

En tout cas, y’en a, on ne se demande pas ce qu’illes auraient fait en 40…

…femmes trans en prison #2

07.10.2011 (2:11 am) – Filed under: Archives

Le Collectif MTF (Misandres Terroristes Féministes) présente, dans le cadre du Festival Ô Mots organisé par les Flamands Roses :

…FEMMES TRANS EN PRISON

Vendredi 21 octobre 2011 à 20h au J’en Suis J’y Reste (Centre LGBTQIF de Lille, 19 rue de Condé)

> Présentation d’une brochure publiée récemment en français, où figurent des témoignages de femmes trans incarcérées ou ayant été incarcérées, ainsi que des textes relatant et analysant la situation des femmes trans incarcérées, les liens avec la justice, les responsabilités des activistes, etc…
> Projection d’un film documentaire (60min – anglais sous-titré français) analysant la situation des femmes trans incarcérées aux USA…

Participation à prix libre

Valeur existentielle

02.09.2011 (3:13 pm) – Filed under: Archives

Un “statut social”, ou une “identité”, ça ne se décrète pas. Ça se vit, et ça se construit.

Moralité : des fois, vaudrait mieux prendre le temps de se taire un peu et en profiter pour apprendre et pour se construire, plutôt que de vouloir à tout prix très vite parler “en tant que”, se positionner “en tant que”, etc… Bref, éviter la course à la valeur existentielle.

Non, on n’est pas fem 3 semaines après son coming out de lesbienne. Non, on n’est pas lesbienne après 3 semaines de relation avec une meuf. Non, on n’est pas trans parce qu’on n’est pas à 100% à l’aise avec les codes du genre attribué socialement à son sexe de naissance. Non, on n’est pas lesbienne ou trans parce qu’on trouve que politiquement c’est cool ou pertinent. Non, on n’est pas trans parce qu’on a un look androgyne. Non, on n’est pas butch parce qu’on a les cheveux courts et on n’est pas fem parce qu’on met du vernis.

Bref, je crois que ça nous ferais du bien de courir un peu moins après la reconnaissance sociale, l’intégration communautaire et la radicalité idéologique supposée.

Se laisser le temps d’être, et pas juste vouloir exister.

SH (02/09/2011)

Citation #15

25.08.2011 (5:36 pm) – Filed under: Archives

“On ne vit qu’une seule fois, du moins j’espère”

Daria (saison 3, épisode 12)

Mon bilan des UEEH 2011

25.08.2011 (5:31 pm) – Filed under: Archives

MON BILAN DES UEEH 2011

Je suis triste et ça me dégoûte, même pas assez d’espoir pour être en colère.
Marre de ruminer ce monde. Mais y’a rien qui me tienne, rien qui m’amène à croire qu’on a des choses à se dire, qu’on a des choses à faire ensemble.
Marre de vos sourires et de votre bienveillance à deux balles, j’y crois pas, j’en veux plus.
J’en peux plus de votre monde, même pas assez d’espoir pour être en colère. De toute façon on n’est pas assez nombreuses pour pouvoir se permettre d’être en colère.
J’en peux plus de vous voir vous répandre partout sans assumer votre transphobie parce que ça entacherait un peu votre CV de militantE.
Croyez pas que je suis conne. Je sais très bien lire vos regards et y’en a pas beaucoup dans le coin qui ne suintent pas la transphobie, même si vous êtes persuadées d’être des personnes formidables.
Et vous mes soeurs, et mes frères, j’en peux plus de vous voir courir après les bios pour espérer grapiller quelques miettes.
J’aimerais tellement qu’on s’apprenne.
J’aimerais tellement ne pas être seule.
J’aimerais tellement me réveiller parfois avec le sourire.
J’aimerais tellement ne pas m’intégrer, mais dans dix ans je ne sais pas ce qui me restera pour pouvoir me le permettre.
J’aimerais tellement avoir un tout petit truc dans lequel croire.

SH. (juillet 2011)

Les hormones, Simone

11.07.2011 (5:37 pm) – Filed under: Archives

LES HORMONES, SIMONE (Anne Sylvestre)

Elle a raté la mayonnaise
On espère encore qu’elle se taise
Elle a trente-six idées par heure
Quand elle a pas l’ fou rire, elle pleure
D’un seul coup, elle est irascible
Puis, elle devient hypersensible
Elle dit que ça la tarabuste
Et elle prétend que c’est injuste
Elle rouspète, elle ronchonne
Elle peut plus supporter personne

C’est la faute aux hormones, Simone
C’est la faute aux hormones !

C’est vers douze ans que ça débarque
Elle accepte plus les remarques
Elle désespère l’entourage
En tenue de ski sur la plage
On ne peut plus - et c’est un comble -
La plaisanter du bout de l’ongle
C’est l’éternelle féminine
Qui fleurit en cette gamine
Elle était pourtant bien mignonne
Ça y est ! Elle nous empoisonne

C’est la faute aux hormones, Simone
C’est la faute aux hormones !

Quand c’est devenu la routine
Qu’elle y a mis une sourdine
On se croit sorti de l’auberge
C’est alors qu’elle nous submerge
De lait, de tétines, de couches
Ah non ! Il faut plus qu’on y touche
Elle se prend pour un tabernacle
On devrait crier au miracle
Elle s’arrondit, elle ronronne
L’est jamais là quand on la sonne

C’est la faute aux hormones, Simone
C’est la faute aux hormones !

Quand enfin- plus rien ne s’oppose
À ce qu’elle nous fasse une pause
N’espérez pas qu’elle se calme
On peut lui décerner la palme
De la plus tranquille emmerdeuse
Elle dit qu’elle veut être heureuse
Elle dépense, elle dilapide
Elle devient extralucide
Paraît qu’ c’est la testostérone
Qui fait les vieilles amazones

C’est la faute aux hormones, Simone
C’est la faute aux hormones !

Elle fait tourner le lait des vaches
Tout ce qu’elle touche, elle le gâche
Elle est folle, elle est hystérique
Comprend rien à la mécanique
D’ailleurs, c’est une pécheresse
Elle peut même pas dire la messe
L’autorité, elle la sape
Elle désespère même le pape
Et pourtant, elle se cramponne
Elle manifeste, elle s’époumone

C’est la faute aux hormones, Simone
C’est la faute aux hormones !

C’est pourtant la moitié du monde
Il a fallu qu’elle nous ponde
Qu’elle nous abreuve, qu’elle nous torche
Qu’elle nous dise qu’on est pas si moche
Qu’elle nous attende pendant des heures
Qu’elle nous console quand on pleure
Qu’elle nous veille quand on est malade
Qu’elle avale toutes nos salades
Si un jour, elle nous abandonne
On trouvera la vie monotone

Et vive les hormones, Simone
Et vive les hormones !